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N’omp ket ar re nemeto o stourm! Tro hon eus bet da gejañ en hañv diwezhañ gant dileuridi pobloù Gwiana e Jeneva e Kuzul gwirioù Mab-den. Sinomp asambles ganto.

Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour nos droits !
Nous avons rencontré les délégués des peuples autochtones de Guyane au Comité des droits de l'homme à Genève l'été dernier.
Signons l'appel solidairement.

 

Langues régionales : le cas français examiné à Bruxelles et Genève

Ouest-France 07/06/2016

langues-regionales-le-cas-francais-examine-bruxelles-et-geneveLe Parlement européen et le Conseil économique, social et culturel des Nations Unies se penchent sur la transcription dans le droit français des textes internationaux.

Dans un rapport rendu public au printemps, la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), une instance du Conseil de l'Europe, relève que la transcription en droit français du droit international est toujours incomplète.en matière de reconnaissance du concept de "discrimination linguistique". Et ceci bien que l'article 21 de la Charte européenne des droits fondamentaux, incluse dans le Traité de Lisbonne, interdise toute discrimination pour une série de raisons, dont la langue.

Trois domaines

"On entend par "racisme", la croyance qu'un motif tel que la "race", la couleur, la langue, la religion, la nationalité ou l'origine nationale ou ethnique justifie le mépris envers une personne ou un groupe de personnes" rappelle l'ECRI.
Le 1er juin, deux représentants d'ELEN (European Language Equality Network), le Breton Tangi Louarn et l'Occitan Alexis Quentin ont été auditionnés par des députés du Parlement européen à Bruxelles, pour évoquer les questions de discrimination des locuteurs de langues régionales en France, dans trois domaines : l'éducation, les médias et la vie publique.

Une réponse attendue

Hier, lundi 6 juin, MM. Louarn et Quentin sont aussi intervenus, sur ces mêmes questions, cette fois devant le Conseil économique, social et culturel des Nations Unies, à Genève.

Au cours de cette séance, deux experts indépendants du Comité, un Espagnol et un Colombien, ont directement interpellé l'importante délégation française. "L'expert espagnol s'est étonné de la position française selon laquelle la modification constitutionnelle qui fait des langues régionales un patrimoine de la France (article 75-1) ne crée aucun droit ni aucune liberté que la Constitution garantit, rapporte Tangi Louarn, cet expert s'est aussi interrogé sur la lecture restrictive de droits que fait la France de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires."

La délégation française doit présenter ses réponses ce mardi matin.

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