Sinadeg / Pétition

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N’omp ket ar re nemeto o stourm! Tro hon eus bet da gejañ en hañv diwezhañ gant dileuridi pobloù Gwiana e Jeneva e Kuzul gwirioù Mab-den. Sinomp asambles ganto.

Nous ne sommes pas les seuls à nous battre pour nos droits !
Nous avons rencontré les délégués des peuples autochtones de Guyane au Comité des droits de l'homme à Genève l'été dernier.
Signons l'appel solidairement.

 

Kevre Breizh war Twitter

L'ONU demande à la France de respecter les langues régionales… une fois de plus !

Le 27 juin, le Comité des droits économiques sociaux et culturels des Nations Unies a appelé la France à respecter les droits individuels et collectifs des locuteurs de langues régionales dans la vie publique et privée. Kevre Breizh demande au gouvernement et aux parlementaires de reconnaître ces droits notamment dans le cadre du projet de loi "Égalité et citoyenneté" en débat à l'Assemblée nationale, pour une égalité et une citoyenneté réelles dans le respect des langues et des cultures des différents territoires.

COMMUNIQUÉ - Étant intervenu à Genève avec le Réseau européen pour l'égalité des langues (ELEN)  les 6 et 7 juin lors de l'examen de la France par le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies, Kevre Breizh a pris connaissance des observations finales qui viennent d'être publiées par le Comité ce lundi 27 juin 2016.

Le Comité réaffirme que le principe d’égalité des individus devant la loi et l'interdiction de la discrimination ne suffisent pas toujours à assurer l'exercice des droits économiques, sociaux et culturels, par des membres de groupes minoritaires. Il rappelle ses observations précédentes et  recommande à la France « de reconnaître officiellement la nécessité de protéger les droits culturels de tous les groupes minoritaires » en soulignant que cette reconnaissance « n'érode pas la cohésion ou l'unité nationale mais au contraire la renforce ».

Tout en tenant compte des politiques linguistiques prises en faveur des langues régionales, et de la réforme constitutionnelle de 2008 qui a adopté l'article 75-1 déclarant que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France », le Comité déplore que l'État considère que ces politiques et cette réforme n'instituent pas la reconnaissance d'un « droit ou une liberté opposable » en faveur de groupes régionaux ou linguistiques et des peuples autochtones des territoires d'outrer-mer ».

Le Comité recommande à l’État de reconnaître et de promouvoir le droit des personnes appartenant à des groupes linguistiques régionaux ou minoritaires et, dans les Outre-mer,  « non seulement dans la vie privée mais également dans la vie publique, dans les régions où les langues régionales sont traditionnellement parlées ».

Le Comité appelle l’attention de l’État sur son observation générale n° 21 (2009) selon laquelle les groupes minoritaires « ont le droit de jouir de leurs formes d’éducation, de leurs langues, de leurs moyens de communication (presse, radio, télévision, Internet, etc.) et de toutes les manifestations particulières de leur identité et de leur appartenance culturelle ».

 Kevre Breizh demande au gouvernement et aux parlementaires de reconnaître ces droits notamment dans le cadre du projet de loi "Égalité et citoyenneté" en débat à l'assemblée nationale, pour une égalité et une citoyenneté réelles dans le respect des langues et des cultures des différents territoires

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